Comment protéger son exploitation face aux aléas climatiques ?

Grêle, gel, sécheresse, tempête, excès d’eau… Les aléas climatiques font aujourd’hui partie du quotidien des exploitants agricoles. En quelques heures, un événement météorologique peut compromettre plusieurs mois de travail et fragiliser durablement l’équilibre économique d’une exploitation.

Pour répondre à ces enjeux, le système d’assurance récolte repose désormais sur un dispositif d’indemnisation à plusieurs niveaux, permettant une meilleure prise en charge des pertes liées aux événements climatiques.

Un dispositif d’indemnisation à 3 niveaux

Le régime actuel distingue trois niveaux de risques selon l’importance des pertes constatées.

  • Niveau 1 : les aléas courants

Les pertes les plus faibles restent à la charge de l’exploitant.

L’agriculteur choisit le niveau de franchise de son contrat (20 %, 25 %, 30 % ou 40 %). Cette part constitue le risque qu’il conserve lui-même en cas de sinistre.

  • Niveau 2 : les aléas significatifs

Lorsque les pertes dépassent le seuil de franchise sans atteindre un niveau exceptionnel, elles sont prises en charge par le contrat d’assurance récolte. Le contrat Generali Protection Récoltes couvre ainsi les dégâts compris entre le niveau de franchise choisi et le seuil d’intervention du Fonds de Solidarité Nationale.

  • Niveau 3 : les aléas exceptionnels

Lorsqu’un événement climatique provoque des pertes particulièrement importantes, le Fonds de Solidarité Nationale (FSN) intervient en complément de l’assurance.

Si vous êtes assuré, vous optimisez votre indemnisation en cas de sinistre. Les pertes supérieures au niveau 2 sont prises en charge dans leur intégralité, avec une participation de 10 % par l’assureur et de 90 % par le FSN. À l’inverse, les exploitants non assurés bénéficient d’une indemnisation réduite du FSN compris entre 7% et 16% de la production. Une dégressivité de cette indemnité est planifiées sur 2027 et 2028.

Cette évolution renforce l’intérêt d’une couverture assurantielle adaptée pour préserver la pérennité de l’exploitation.

Des solutions adaptées à chaque production

Le dispositif concerne les cultures, les vignes ainsi que les prairies.

Depuis janvier 2023, les contrats d’assurance récolte bénéficient d’un soutien important de l’État avec :

  • une subvention pouvant atteindre 70 % du coût de la cotisation
  • l’intervention du Fonds de Solidarité Nationale pour les sinistres de grande ampleur

L’objectif est de permettre aux exploitants agricoles de faire face aux conséquences financières des événements climatiques de plus en plus fréquents.

Votre intermédiaire d’assurance : un acteur de terrain à vos côtés

Choisir une assurance récolte ne consiste pas seulement à souscrire un contrat.

Implanté sur son territoire, votre intermédiaire d’assurance connaît les réalités agricoles locales et les risques propres à votre activité. Il vous accompagne dans le choix des garanties les plus adaptées à votre exploitation et veille à leur évolution en fonction de vos besoins.

Cette relation de proximité permet de construire une protection sur mesure et durable.

En cas de sinistre, vous bénéficiez également de la réactivité d’un réseau d’experts spécialisés dans les productions végétales agricoles afin de faciliter l’évaluation des dommages et l’indemnisation.

Anticiper aujourd’hui pour préserver demain

Face à la multiplication des événements climatiques, l’assurance récolte constitue un véritable outil de sécurisation de l’exploitation agricole.

Au-delà de l’indemnisation, elle permet de préserver la trésorerie de l’entreprise, de maintenir son activité et d’aborder l’avenir avec davantage de sérénité.

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