Cas de force majeure en assurance : de quoi parle-t-on ?

En assurance, la notion de force majeure est souvent évoquée lors d’événements imprévus, notamment en cas de sinistre lié à des phénomènes climatiques. Elle peut avoir un impact direct sur la responsabilité et l’indemnisation.

Mais pour être reconnue, la force majeure répond à des critères précis.

Qu’est-ce que la force majeure ?

Selon le Code civil, il n’y a pas lieu à dommages-intérêts lorsqu’un événement de force majeure empêche une personne de respecter ses obligations.

Pour être qualifié de force majeure, un événement doit réunir trois conditions.

  • Il doit résulter d’une cause extérieure. L’événement est indépendant de la personne concernée, comme c’est le cas pour les phénomènes naturels.
  • Il doit être irrésistible. Cela signifie qu’aucune action n’aurait permis d’éviter sa survenue ou d’en limiter les conséquences.
  • Il doit être imprévisible. L’événement ne pouvait pas être anticipé, ni dans son occurrence ni dans son intensité.

Il est important de préciser qu’un événement reconnu comme catastrophe naturelle n’est pas automatiquement considéré comme un cas de force majeure.

L’exemple d’une chute d’arbre

Lors d’une tempête, un arbre peut tomber sur la propriété voisine et provoquer des dégâts.

Dans certaines situations, le propriétaire de l’arbre peut invoquer la force majeure, notamment si la violence du phénomène climatique est exceptionnelle et qu’aucune intervention n’aurait permis d’éviter le dommage.

En revanche, cette qualification peut être écartée si un défaut d’entretien est constaté ou si un risque était déjà identifié. Par exemple, un arbre fragilisé, mal entretenu ou planté trop près d’une habitation peut engager la responsabilité de son propriétaire.

 

Les conséquences sur le règlement du sinistre

Lorsque la force majeure est reconnue, elle permet d’exonérer la responsabilité de la personne concernée.

Dans ce cas, elle n’est pas tenue d’indemniser les dommages causés. Son assurance responsabilité civile n’intervient pas non plus pour couvrir le sinistre.

Les frais peuvent alors rester à la charge de la personne victime, qui devra se tourner vers sa propre assurance pour une éventuelle prise en charge.

Comment faire reconnaître un cas de force majeure ?

La reconnaissance de la force majeure repose sur la capacité à en apporter la preuve.

En cas de sinistre, il est nécessaire de démontrer que les trois critères sont réunis. Cette analyse est généralement réalisée avec l’appui de l’assureur.

  • Si la force majeure est retenue, la responsabilité est écartée et les demandes d’indemnisation peuvent être rejetées.

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